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Date / Heure
Date(s) - 10/08/2016
9 h 00 min - 11 h 30 min

Emplacement
Université du Québec à Montréal, Pavillon DS-1540

Catégories


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Dans les dernières décennies, l’évaluation d’impacts s’est imposée comme un enjeu crucial pour les organisations du tiers secteur. D’une part, les bailleurs de fonds tels que les donateurs, les fondations et les gouvernements, désirent comprendre de façon plus concrète les effets de leurs investissements sur la société. D’autre part, les entreprises collectives souhaitent démontrer leurs impacts afin, entre autres, de maintenir la confiance du public (Yates, 2004), mais plus fondamentalement pour rester pertinent et innovant socialement. L’intérêt pour l’évaluation d’impacts est donc, de prime abord, partagé par ces multiples acteurs.
Par ailleurs, dans la réalité du terrain, un processus d’évaluation d’impacts peut s’avérer enrichissant à certaines conditions. En effet, l’évaluation d’impacts peut aussi être synonyme de tensions voire de déstabilisations fortes si les indicateurs ou même les démarches d’évaluation sont déconnectées des réalités des entreprises collectives. De plus, les entreprises collectives manquent de temps, de ressources et parfois l’expertise suffisante en matière d’évaluation d’impacts pour aller de l’avant (Carman, 2010). Toutefois, dans bien des cas, les entreprises collectives ont développé des pratiques d’évaluation propres et peu connues des parties prenantes. Alors que les bienfaits des processus collaboratifs (Moxham 2009), ou tout au moins négociés (Ospina, Diaz et O’Sullivan, 2002) sont démontrés, l’évaluation d’impacts se fait encore majoritairement dans une dynamique de redditions de comptes « vers le haut », et tend à être très formalisée, par l’entremise de rapports (Ebrahim, 2010).
C’est dans ce contexte, et par le biais de cet atelier de savoirs partagés, que les participants pourront se pencher sur les tensions engendrées par les processus d’évaluation d’impacts dans les entreprises collectives et sur les modalités de son déploiement. Trois grandes questions seront mises de l’avant pour réfléchir ensemble :
1. Pourquoi faire de l’évaluation d’impacts ?
2. Évaluer quoi? La question des indicateurs.
3. Comment s’y prendre pour évaluer ? L’importance de la démarche.

Programmation

9h à 9h30Échanges dynamiques avec les participants : Explorer les croyances face à l’évaluation d’impacts
Mise en contexte
9h30 à 10h30Panel de discussion sur l’évaluation d’impacts

Animation : Pénélope Codello
Panélistes :
1- Mélanie Bisson, Agente de programme, Innoweave, Fondation de la famille J.W. McConnell
2- Elizabeth-Ann Doyle, Directrice générale et artistique de MU
3- Sonia Vaillancourt, Directrice générale adjointe , Conseil québécois du loisir
4- Anait Aleksanian, Directrice générale, Centre d’appui aux communautés immigrantes
10h30 à 11hAteliers en sous-groupes sur le Pourquoi, le Quoi et le Comment de l’évaluation d’impacts
11h à 11h30Retour en grand groupe et conclusion :
Revenir sur les croyances de départ. Que retient-on ?


Animation : Pénélope Codello

Mes travaux de recherche s’intéressent particulièrement aux organisations et services innovants socialement, qui proposent des réponses nouvelles ou originales à des besoins de la société en mouvement. J’étudie les dispositifs que l’organisation met en œuvre pour développer ce type de services dans une logique d’innovation sociale.
Les questions que je me pose sont les suivantes : « quels types de dispositifs managériaux permettent l’apparition de nouveaux services, sur des marchés inexistants, avec une pluralité de parties-prenantes impliquées soit au niveau de la gouvernance de l’entreprise (sociétés coopératives par exemple), soit dans la production même du service (les clients par exemple) ?
Mes recherches amènent à enrichir les approches en management par la nécessité de penser en termes de pluralité d’acteurs, de pouvoir et prise de décision partagés et non plus seulement centralisés, d’intérêt collectif et non plus seulement économique, etc. J’analyse l’organisation en tant qu’espace « sous influences » créant des tensions de différentes natures – ces tensions étant à la fois créatrices de désordre et d’ordre mais aboutissant toujours à des designs organisationnels singuliers.
Mes recherches actuelles intègrent également la question du développement du pouvoir d’agir tant au niveau des individus que des collectivités à travers par exemple l’analyse des croyances individuelles et collectives qui participent de la construction des réponses aux besoins sociaux.
Je fais de la recherche-intervention sur la base de l’analyse des pratiques professionnelles et des processus de production des services et avec un volet d’accompagnement au changement.


Références

Carman, J.G. (2010) “The Accountability Movement; What’s Wrong With this Theory of Change?”, Non profit and Voluntary Sector Quarterly, Vol. 39, No. 2, pp 256-274.

Ebrahim, A. (2010). “The many faces of non-profit accountability” dans Handbook of non-profit leadership and management, Robert D. Herman and David O. Renz (dir.), pp101-121.

Moxham, C. (2009) ‘Performance measurement; Examining the applicability of the existing body of knowledge to non-profit organisations’, International Journal of Operations & Production Management, Vol. 29, No. 7. pp. 740-763

Ospina, S., Diaz, W. & O’Sullivan, J. (2002). “Negotiating accountability: lessons from identity-based non-profit organizations”, Non-profit and Voluntary Sector Quarterly, Vol. 31, No. 1, pp.5-41.

Yates, H. (2004) The impact of impact assessment: The experience of rural voluntary and community organisations in evaluation change, NCVO, London.